Soixante-neuf pour cent des écoles de Gaza endommagées par les agressions israéliennes

| Connie Hackbarth pour AIC | Traduction BP pour l’AURDIP |

Presque 69 % des écoles du gouvernement et des Nations-Unies dans la bande de Gaza ont été endommagées par les agressions israéliennes. Les étudiants de Cisjordanie ont commencé leur année scolaire en marquant leur solidarité avec leurs camarades de Gaza. Et en Israël, commencera-t-on l’année scolaire comme prévu, malgré une opposition dans le sud d’Israël ?


« À cette époque de l’année, les enfants palestiniens se préparent à entamer leur nouvelle année scolaire. Sauf qu’au moins un demi-million d’enfants de Gaza ne reprendront pas l’école comme prévu » dit le rapport.

« L’ouverture des écoles des enfants de Gaza est différée jusqu’à nouvel ordre. L’agression en cours d’Israël a lourdement endommagé au moins 277 écoles du gouvernement et de l’UNRWA. Environ 30 % d’entre elles sont toujours utilisées comme abris pour les familles déplacées. »

Les écoles de Gaza servent d’abris pour accueillir les milliers de Palestiniens déplacés à l’intérieur de la bande de Gaza, dont les maisons ont été bombardées durant l’offensive en cours, les obligeant à chercher refuge dans les écoles et les hôpitaux.

Pendant que s’ouvrait dimanche la nouvelle année scolaire en Cisjordanie, la première classe pour les plus de sept cent mille élèves palestiniens a été consacrée à l’attaque militaire en cours contre Gaza. De nombreuses classe sont alors descendues dans les rues en solidarité avec leurs camarades de Gaza.

Un âpre débat public est en cours en Israël à propos de l’ouverture de la nouvelle année scolaire, qui devait débuter le 1er septembre. Alors que le ministère de l’Éducation a proposé que l’année scolaire s’ouvre comme prévu, la plupart des responsables et des parents dans le sud d’Israël s’opposent à cette décision.

Le ministre de l’Éducation, Shai Peron (Yesh Atid) a rencontré des représentants municipaux du sud, lundi, dans une réunion qui, selon la presse israélienne, s’est terminée « dans la confrontation ». Le maire d’Ashkelon, Itamar Shimoni, aurait quitté la réunion en colère, déclarant qu’il s’opposait catégoriquement à une ouverture de l’année scolaire « dans la situation actuelle ».

Dans une lettre adressée au commandement militaire du front intérieur, les responsables de plusieurs municipalités du sud ont indiqué, « Même si nous considérons qu’ouvrir l’année scolaire revêt une valeur importante qui témoigne de la force du système civil face aux attaques de roquettes en cours… nous estimons que le point vulnérable important est le système de transport, qui pendant de longs moments s’effectue sur des routes non protégées par le Dôme de Fer. »

Le Forum des parents de la municipalité de Shaar Hanegev s’est prononcé contre l’ouverture de l’année scolaire à la date prévue dans le sud d’Israël. Dans un appel lancé sous le titre « Peron d’abord ! » (Shaï Peron, ministre de l’Éducation), les parents ont conditionné l’apparition de leurs enfants dans les écoles à la présence avec eux des ministres du gouvernement.

« Les élèves de la région monteront dans les cars à la condition que les ministres, et Peron en tête, y montent et voyagent avec eux jusqu’à l’école ! » ont dit les parents.

Une décision définitive sur l’ouverture de l’année scolaire sera prise au début de la semaine prochaine, se pliant aux directives du commandement militaire du front intérieur.