Dix organisations israéliennes de défense des droits de l’homme au Procureur de la CPI : « Nous sommes toutes engagées à aider votre bureau à faire progresser l’enquête actuelle sur la situation en Palestine »


Hier (mardi 27 décembre 2022), dix associations de défense des droits de l’homme qui travaillent en Israël ont envoyé une lettre commune, première du genre, au Procureur de la Cour Pénale Internationale (CPI), Karim Khan, exprimant leur soutien à son intention de se rendre en Palestine et à l’avancement de l’enquête en cours du Tribunal, à la suite de son discours du 5 décembre devant l’Assemblée des États Parties.

« Nous accueillons chaleureusement votre déclaration du début de ce mois disant que vos objectifs pour 2023 seraient de vous rendre en Palestine » ont fait remarquer les signataires Adalah – Centre Juridique pour les Droits de la Minorité Arabe en Israël, B’Tselem, Les Combattants pour la Paix, HaMoked : Centre pour la Défense de l’Individu, Fonds pour les Défenseurs des Droits de l’Homme, Parents contre la Détention des Enfants, Médecins pour les Droits de l’Homme Israël, Le Comité Public Contre la Torture en Israël, Torat Tzedek – Torah de la Justice, et Yesh Din – Volontaires pour les Droits de l’Homme. « Une justice retardée est une justice diminuée ; et quand quelqu’un attend que la longue arche de l’univers moral se penche enfin vers cette justice retardée, le crime continue d’avoir lieu, enhardi par l’impunité qui prévaut. Et donc, un tribunal plus prompt est, vraiment, essentiel », ont elles ajouté.

Dans la lettre, les associations ont souligné leur engagement à aider la CPI à avancer dans son enquête : « Nous pensons vraiment que des crimes ont réellement été et seront commis ; que le tribunal a la compétence pour enquêter et poursuivre ; et nous sommes toutes engagées à aider votre bureau à faire progresser l’enquête en cours sur la Situation en Palestine… Israël est connu pour avoir empêché l’accès international au TPO : l’ONU, les Commissions d’Enquête, les Rapporteurs Spéciaux, l’Équipe du HCDR, les universitaires internationaux et les défenseurs des droits de l’homme ont tous été, au cours des années, interdits d’entrée […]. Ce contexte rend votre visite – et l’autorisation d’accès accordée à votre bureau – d’autant plus importante. »