Développement de la Physique à Naplouse

|Annick Suzor-Weiner |Tribunes

Coopérer avec les universités Palestiniennes : comment l’énergie de jeunes enseignants et la solidarité de chercheurs étrangers permet de surmonter les obstacles de l’occupation

Ahmed Bassalat et Hadil Abualrob sont venus en 2008 à l’Université Paris-Sud à Orsay, avec le soutien conjoint du Consulat de France à Jérusalem et de l’université, pour y suivre un Master de physique qui a débouché sur des thèses, au LAL (laboratoire de l’accélérateur linéaire d’Orsay) et à SOLEIL, le synchrotron du plateau de Saclay. Rentrés à Naplouse en 2016 avec leurs enfants nés en France, ils ont commencé à enseigner à l’Université An Najah, où ils étaient déjà assistants avant leur départ. Rapidement, ils ont mis en œuvre différents projets, grâce aux liens forts qu’ils ont conservé avec leurs laboratoires de thèse : école d’hiver en physique des hautes énergies, contact avec le synchrotron SESAME de Jordanie, utilisation d’un télescope, invitations de professeurs, travail avec le CERN et collaboration avec l’Université Paris-Sud. Chacune de leurs actions se heurtent à des obstacles spécifiques (refus de visas ou de permis pour leurs invités, difficultés d’importation d’un télescope, ouverture épisodique des passages même vers la Jordanie…) mais ils les contournent, avec une admirable faculté d’adaptation et de persévérance, et le soutien de l’université, du Consulat de France à Jérusalem, et des collègues étrangers.

Annick Suzor-Weiner
Vice-présidente de l’AURDIP
Professeure émérite à l’Université Paris-Sud, ancienne vice-présidente pour les relations internationales

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