Communiqué de l’AURDIP suite à la censure par deux Universités de conférences sur l’Apartheid israélien

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{{}}L’AURDIP apporte son soutien aux étudiants des Universités de Montpellier et de St-Etienne, victimes de la censure qui frappe nombre de manifestations de solidarité avec le peuple palestinien, et les tentatives de montrer au grand jour les violations journalières des droits de l’homme qui découlent de l’occupation militaire et de la colonisation en Cisjordanie, du blocus criminel imposé à la bande de Gaza, et de l’apartheid maintenant officiel contre la population arabe d’Israel. Ainsi, la Présidence de l’Université Paul Valery de Montpellier a refusé, en arguant de raisons « sécuritaires », la tenue le 22 mars d’une conférence de Mme Rania Madi, avocate et juriste palestinienne, et d’une projection sur le thème de l’armement du colonialisme israélien, proposées par la campagne BDSF Montpellier, puis par l’UJFP 34 (Union Juive Française pour la Paix), dans le cadre de la 15ème semaine internationale contre l’Apartheid Israélien. Quelques semaines auparavant, c’était une conférence du journaliste israélien anticolonialiste Michel Warschawski (invité par la campagne BDSF et les jeunes communistes de Saint-Etienne) qui était refusée pour raisons « sécuritaires » le 8 février par la présidence de l’Université Jean Monnet à Saint-Étienne. Ceci venant presque simultanément à la censure d’une conférence de Mme Rania Madi à Science Po Paris prévue le 20 mars, nous nous doutons bien que les présidents d’Universités cèdent à des pressions venues de plus haut, et que c’est une manière pour le gouvernement français d’apporter son soutien à la politique coloniale et guerrière du gouvernement israélien. Dans les universités comme dans la rue, il démontre sa déconnexion de la jeunesse étudiante et de l’opinion publique, et il tente d’empêcher un débat qui tournerait à sa confusion.

Association des Universitaires pour le Respect du Droit International en Palestine (AURDIP)