Bilan de la journée d’études du 7 juin 2018 au Collège de France en collaboration avec l’université de Tel Aviv

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Les policiers en civil présents devant le Collège de France ont appelé en renfort une brigade du 14ème arrondissement pour éloigner une horde de distributeurs de tracts, formée de :

- un ancien président d’université,
- un ancien directeur de l’Institut Henri Poincaré,
- un ancien chargé de mission relations internationales à l’Académie des Sciences,
- une ancienne chargée de mission relations internationales au ministère de l’Education nationale,
- un ingénieur-économiste,
- une médecin.

Ces six dangereux individus, bien que volontairement non regroupés, ont été informés par les forces de l’ordre qu’ils encouraient des poursuites judiciaires car chacun d’eux constituait à lui seul « un attroupement non autorisé d’une personne perturbant l’ordre public ! ». Encadrés par une escorte policière égale en nombre et lourdement armée, ils ont été reconduits au métro Maubert-Mutualité.

Cette grave menace pesant sur le Collège de France éliminée, la journée d’études du 7 juin a pu se dérouler sans encombre.

Certains esprits chagrins avaient émis le soupçon qu’insérée dans le cadre de la saison France-Israël, une telle journée soit quelque peu propagandiste. Détrompons-les en leur recommandant l’excellente interview accordée en janvier au CRIF par la coordinatrice du groupe de recherche ADARR (analyse du discours, argumentation, rhétorique) de l’université de Tel Aviv, qui était à l’initiative de la journée et animait la table ronde « Littérature et société aujourd’hui ».

Cette responsable de l’équipe de travail de l’ADARR sur les emplois rhétoriques de la formule « la délégitimation d’Israël » y parle de l’image d’Ahed Tamimi, jeune palestinienne de 17 ans emprisonnée depuis décembre 2017 pour avoir bousculé et giflé un soldat israélien occupant le seuil de sa maison en Cisjordanie, le jour même où son cousin avait été grièvement blessé à la tête par une balle tirée par un autre soldat. En voici un extrait : « A noter que le physique de la jeune fille à la chevelure dénouée fait écran pour les Occidentaux au fait que sa mère, activiste de longue date, est bel et bien voilée, et que Ahed le sera sans doute aussi à l’avenir. »

Le Collège de France, séduit par la pertinence et l’intérêt spéculatif de ce type d’analyse, s’est empressé de signer une convention de coopération avec l’université de Tel Aviv qui lui permettra d’engager de fructueuses recherches scientifiques dans cette voie.

Les six distributeurs de tracts n’ont pas honte de leur journée. Et le Collège de France ?

L’association des universitaires pour le respect du droit international en Palestine.

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