Abby Martin interdite de conférence à une université américaine parce qu’elle a refusé de signer un engagement pro-Israël

| TeleSur | Traduction CG pour l’AURDIP |

Depuis 2014, 28 états, dont la Géorgie, ont adopté des lois anti-boycott, dont cinq décrets-lois promulgués par les gouverneurs.


Abby Martin, ancienne présentatrice à teleSUR et créatrice de The Empire Files, a eu l’interdiction de donner un discours inaugural à l’université Georgia Southern parce qu’elle a refusé de « signer un engagement contractuel à ne pas boycotter Israël » afin de se conformer à la loi de cet état contre le mouvement de Boycott, désinvestissement et sanctions.

« Après que j’ai été invitée à prononcer le discours inaugural lors d’une conférence prévue à Georgia Southern, les organisateurs m’ont dit que je devais me conformer à la loi anti-BDS de Géorgie », a twitté Martin vendredi.

Depuis 2014, 28 états, dont la Géorgie, ont adopté des lois anti-boycott, dont cinq décrets-lois promulgués par les gouverneurs.

« J’ai refusé et mon intervention a été annulée. Tout l’événement s’est effondré quand les collègues m’ont soutenue ». Martin est une critique véhémente du gouvernement d’apartheid d’Israël et de ses politiques anti-palestiniennes.

Alors que la répression contre BDS continue dans toute la nation, le président Donald Trump, le 11 décembre, a signé un décret-loi qui permettra effectivement au gouvernement d’interpréter le judaïsme à la fois comme une race ou une nationalité et comme une religion selon la loi fédérale, si bien que le Département de l’éducation pourra prendre des actions directes contre ce qu’il voit comme « de l’antisémitisme sur les campus des universités ».

Trump a clairement déclaré que la décision cible le mouvement de Boycott, désinvestissement et sanctions (BDS), le désignant comme une « campagne antisémite contre Israël ».

Le décret déclenchera l’article VI de la loi sur les droits civiques de 1964 qui exige que les institutions éducatives recevant des fonds fédéraux ne pratiquent pas de discrimination basée sur l’origine nationale ; cela signifie que le gouvernement peut maintenant retirer les subventions fédérales de toute université ou programme éducatif qui est présumé permettre ou approuver « l’antisémitisme ».

BDS a gagné de la notoriété sur les campus universitaires dans tous les Etats-Unis, un nombre croissant de personnes comprenant et soutenant la lutte palestinienne.

Le mouvement non-violent BDS a été fondé en 2005 par 170 syndicats, partis politiques, réseaux de réfugiés et groupes de femmes palestiniens, entre autres, et a gagné une renommée telle qu’il a été nominé pour le prix Nobel de la paix.

Inspiré par le mouvement anti-apartheid de l’Afrique du sud, BDS appelle à exercer des pressions non-violentes sur Israël par le boycott de toute organisation liée à l’état d’Israël, par le retrait des investissements dans des compagnies israéliennes et par la sanction du pays jusqu’à ce qu’Israël reconnaisse le droit au retour des réfugiés palestiniens, mette fin à l’occupation militaire illégale de la Palestine et au régime d’apartheid en reconnaissant des droits égaux aux Palestiniens, et arrête les violations des droits humains.