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120 universitaires israéliens demandent l’abandon de la plainte déposée contre une étudiante qui a cité un poète palestinien

| Nati Yefet pour Haaretz | Traduction CG pour l’AURDIP |

L’étudiante arabe, Watan Madi, a utilisé le terme « martyrs » en citant un article du poète palestinien Mahmoud Darwish à un événement de commémoration pour marquer le jour de la Nakba. Elle a été plus tard convoquée par l’université Ben-Gourion pour une audition disciplinaire.


Un groupe de 120 membres du corps enseignant de l’université Ben-Gourion a envoyé dimanche une lettre à l’administratrice en chef de l’université, l’appelant à retirer sa plainte disciplinaire contre une étudiante arabe pour avoir utilisé le mot shahids (martyrs en arabe) à un événement de commémoration pour marquer le jour de la Nakba il y a environ deux mois.

L’étudiante, Watan Madi, a utilisé le terme alors qu’elle citait un article du poète palestinien Mahmoud Darwish, après quoi l’université l’a convoquée pour une audition disciplinaire.

La citation fait spécifiquement référence aux victimes de la Nakba, le mot arabe signifiant « catastrophe » qui se réfère aux événements de la Guerre d’indépendance d’Israël au cours de laquelle plus de 700000 Arabes fuirent ou furent expulsés de leurs maisons.

L’université prétend que parce que le mot shahid se réfère d’ordinaire aux terroristes qui ont été tués, les remarques de Madi doivent être interprétées comme un soutien au terrorisme. L’université dit aussi qu’elle « prend très au sérieux » le déploiement des drapeaux palestiniens lors de l’événement.

Dans leur lettre à l’administratrice en chef de l’université, Mira Golomb, les enseignants ont dit qu’utiliser « un déploiement de drapeaux comme preuve du soutien au terrorisme est absurde », l’université ayant donné la permission de les déployer, et au vu des raisons données après le fait par le président de l’université pour avoir donné cette permission.

« Comme les enseignants des domaines pertinents peuvent l’attester », la signification du mot en arabe est martyrs ou décédés et non terroristes ou kamikazes, a affirmé la lettre. « De plus, le texte qu’a lu Watan Madi se réfère spécifiquement aux morts de la Nakba ».

« Nous espérons que l’université aspire à être un foyer académique pour tous les étudiants, les enseignants et les employés », continuait la lettre. « En conséquence, l’université devrait se référer à leurs cultures, leurs identités et leurs langues natales à la lumière de leurs propres points de vue — et pas à travers la perspective d’organisations qui sapent la légitimité de la multiplicité des points de vue ».

A la fin de la lettre, les auteurs ont déclaré que ceux des signataires qui avaient été présents à l’événement pouvaient attester que Madi avait respecté les accords antérieurs à propos de l’événement, « même confrontée à des provocations de quelques-uns des participants à un événement adjacent » d’étudiants de la section de l’université du groupe de droite Im Tirtzu.

L’initiatrice de la lettre, Dr. Yael Ben-Zvi, a dit : « Il est clair pour moi qu’il n’y a aucun fondement à cette plainte et que par conséquent la chose correcte à faire est de la retirer ». Ben-Zvi a dit qu’elle était aidée par un groupe d’enseignants, Campus contre le racisme, pour faire circuler la lettre mais « qu’elle n’était pas écrite au nom de ce forum, mais seulement au nom des signataires ».

« Si l’action disciplinaire continue malgré la lettre, j’ai l’intention d’être là et je connais d’autres personnes qui doivent aussi y venir », a ajouté Ben-Zvi.

La convocation de l’université pour que Madi se présente à une audition disciplinaire a été envoyée la semaine dernière après une plainte déposée par la section de l’université d’Im Tirtzu. Elle allègue que l’étudiante « est soupçonnée d’un comportement qui inclut la désobéissance ou le refus d’obéir aux instructions des autorités ».

Golomb n’a pas encore répondu à la lettre du personnel enseignant, et dans les circonstances présentes, Madi doit se présenter lundi devant un panel disciplinaire de trois juges de l’université.

Le professeur Oren Yiftahel, autre signataire de la lettre, a dit : « Il n’est pas du tout venu à l’esprit [de l’université] de convoquer les dizaines d’étudiants qui [à la contre-manifestation d’Im Tirzu] ont hurlé « mort aux terroristes » aux visages de quelques dizaines d’étudiants arabes qui lisaient, que le ciel nous en préserve !, un article de Darwish sur la Nakba. »

« C’est de l’intimidation et une volonté de réduire au silence, et cela doit être combattu pour le bien de la vie académique, pour les espaces démocratiques qui restent », a-t-il remarqué.

Yiftahel est un des fondateurs de « Campus contre la racisme », qui a été établi il y a un peu plus de deux ans à la suite de plaintes d’étudiants d’origine éthiopienne.

La semaine dernière, Madi a dit à Haaretz qu’Im Tirzu « ne cesse de pourchasser les gens de gauche sur les campus. Comment vous tournez un passage qui se termine par un appel à la liberté et à la paix en un soutien du terrorisme n’est pas clair. C’est absurde », a-t-elle allégué.

Dans des délibérations à la Knesset en mai, Madi a dit que la citation qu’elle présentait se référait seulement « aux martyrs qui sont tombés en 1948 et ont été expulsés de leurs foyers ». Darwish terminait l’article par une référence au besoin d’insister pour « un chemin de liberté et un chemin de rébellion, jusqu’à ce que les deux jumeaux éternels se rencontrent : liberté et paix. »